Rencontre avec Ginette KOLINKA

Mardi 21 mars , Madame Ginette KOLINKA,
ancienne déportée de  Auschwitz- Birkenau est venue témoigner auprès des classes de 3ème

Agir, ensemble, avec l’École. C’est ainsi que survivra le témoignage de tous ceux qui ont choisi de s’engager. Le collège se mobilise dans le cadre de la Semaine d’éducation et d’actions contre le racisme et l’antisémitisme, le 21 mars prochain.

Cette grande mobilisation de l’École pour défendre les valeurs de la République s'accompagne de différentes mesures, notamment le parcours citoyen. Celles-ci permettent à l’École d’assumer pleinement la mission qui est la sienne : former des citoyens.

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Une rencontre à livre ouvert

A quelques jours du Concours National de la Résistance et de la Déportation, les élèves de 3ème du collège Forain François Verdier de Léguevin ont pu Mardi 21 mars rencontrer Mme Ginette Kolinka, l’une des dernières rescapées du tristement célèbre centre d’extermination d’Auschwitz-Birkenau, symbole de la barbarie nazie.

Durant plus de 2 heures, « la déportée » - comme elle se prénomme elle-même – a raconté son histoire à de jeunes collégiens silencieux et impressionnés : en juillet 1942, sa fuite avec sa famille de Paris vers la zone libre pour échapper aux arrestations qui se multiplient, son arrestation avec son père, son frère et son neveu à Avignon où la famille avait trouvé refuge, et en avril 1944 leur déportation en wagons à bestiaux jusqu’à Auschwitz-Birkenau.

Commencent alors pour elle, 15 mois de déportation, de privations, de souffrances et d’humiliations et un long périple à travers l’Europe nazie, de camps en camps : Auschwitz-Birkenau, Bergen-Belsen, Raguhn près de Leipzig, et pour finir le « train de la mort » jusqu’à Theresienstadt. 

D’une voix calme et déterminée, elle raconte son quotidien, la vie à Birkenau, son vécu de jeune femme de 19 ans à l’époque... elle raconte sans ciller, sans haine et aux collégiens qui s’en étonnent, elle répond simplement « Mes sentiments sont restés à Birkenau, je n’ai pas de haine. La haine n’engendre que la violence. »

Après la libération par les Alliés du camps de Theresienstadt, atteinte du typhus, elle est rapatriée à Lyon puis à Paris où elle retrouve sa mère et quatre de ses sœurs, et tente de reprendre une vie normale.

Murée dans son silence pendant près d’un demi-siècle, elle a choisi depuis une dizaine d’années de témoigner. A 92 ans, elle parcourt la France à la rencontre des collégiens et des lycéens, accompagne des jeunes en Pologne et raconte, raconte encore.... répond aux très nombreuses questions des élèves en toute simplicité et sincérité, « parce qu’il n’y a pas de questions que vous ne pouvez pas poser » leur dit-elle.

Avant de repartir vers un autre établissement scolaire, elle a investi nos jeunes d’une belle mission dans laquelle « le devoir de mémoire » ne se limite pas à se souvenir puisqu’elle leur a demandé d’ « être des passeurs de SA mémoire ».    

Un grand merci  Madame Kolinka !

 

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par Admin Forain Francois Verdier le 27 mars 2017 à 12:06

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